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Une journée dans la tête d’un juré d’école de commerce

Une journée dans la tête d’un juré d’école de commerce

Lors d’un entretien, les jurés paraissent sûrs d’eux et sans gêne pour vous poser de question. Vous pensez alors qu’ils maîtrisent tout et vous devez faire de votre mieux pour leur donner les meilleures réponses. Vous vous posez alors plusieurs questions. Vous vous demandez pourquoi sont-ils entièrement sûrs d’eux ? Vous pensez qu’ils se focalisent uniquement dans l’évaluation de vos qualités et de votre personnalité ? Pourquoi sont-ils entièrement dévoués à vous ? Toutes vos présuppositions sont pourtant fausses. Si vous pensez qu’ils sont entièrement concentrés sur votre cas, vous faites fausse route. Voici l’exemple d’une journée dans la tête d’un juré d’école de commerce !

Le récit de Philippe

Phillipe, un juré d’école de commerce vous raconte ses expériences sous la forme d’un petit récit de fiction. Afin de mieux appréhender les différences qui pourraient être visibles ou non lors d’un entretien, une petite histoire a été créée.

« Philippe a 52 ans. Sa chemise est un peu froissée. Hier soir, il s’est endormi tout habillé devant les paroles de C dans l’air. La musique de son réveil (Strawberry Fields des Beatles) lui trotte encore dans la tête. Il avait un goût de café filtre dans la bouche.

Arrivé à 7 h 50, il se plaçait entre deux collègues, qu’il n’a jamais vus ni connu. Une jeune femme qui vient d’avoir son diplôme parle sans arrêt. On dirait même que toute la salle lui appartenait. L’homme qui se trouve à sa gauche s’avère être attentionné et toujours à l’écoute. Quant à Phillipe, lui, la chanson de Beatles ne cesse de résonner dans sa tête. Les trois jurés disposent d’un badge avec le marquage « juré d’entretien ». En portant ce badge, Philippe pense que cela fait sérieux.

En effet, c’est sa première fois en tant que juré et il se sent un peu ailleurs. Ce sera à lui et aux deux inconnus qu’il vient à peine de rencontrer d’évaluer l’admissibilité de l’étudiant. Ils décideront si le candidat sera admis à la SCHEP ou non. Selon Financial Times, SCHEP est la meilleure école de commerce de France.

À 8 h, Philippe se lève et va chercher le premier étudiant. Ses jambes lui font mal et cela le déconcentre et le dérange. Alors que le discours de la responsable des concours « Je tiens à rappeler que ce n’est pas un examen, mais un concours. Vous devez classer » résonne dans sa tête, il dit quand même bonjour tout en ne cessant de se rappeler le mot « classer » et le répéter plusieurs fois dans sa tête ». Il parle à lui-même en disant « Garder cela en tête : il y a des bons, il y a des mauvais. N’hésitez pas à mettre 4 ou 19. » Il ne faut pas trop penser, soit nous avons besoin de cet étudiant, soit ce n’est pas le cas. Il n’y a aucune autre option, c’est binaire.

Environ une dizaine de candidats sont évalués sous leur critère pendant toute une journée. Leur personnalité est notée de manière objective. Autrement dit, l’avenir de ces étudiants est entre les mains de Philippe et les deux jurés. Philippe fait de son mieux pour noter bien objectivement et équitablement. Il ne cesse de se le répéter « Toute personne qui note dans un cadre scolaire est impartiale et objective, non ? »

Chaque candidat doit être analysé avec les connaissances et l’impartialité du jury. Ce n’est pas une tâche simple car il veut tous les aider à avancer dans la voie qu’ils ont choisi.

Mais une école de commerce demande de la rigueur, il faut donc faire des choix et classer les meilleurs étudiants. Philippe met donc sa vie personnelle et ses sentiments de côté. Il se concentre sur son rôle de juré, analyse chaque intervention et classe les étudiants en fonction de leurs compétences. Ces tâches sont fatigantes, elles demandent une grande énergie, mais un juré se doit d’être infaillible.

 

Exellia Business School espère que cet article « Une journée dans la tête d’un juré d’école de commerce » vous a plu et vous a éclairé sur le métier parfois difficile de juré d’école de commerce !